Pratiques N°67 La folie. Une maladie ?

La folie est-elle une maladie ? Que nous dit-elle de l’état de la société, de la déliquescence des équilibres dans un monde déshumanisé ? Il semblerait que la folie fasse partie intégrante de l’humanité et que la frontière entre le fou et le normal soit bien perméable.

Comment prendre soin de ceux qui dérapent, ceux qui s’échappent de la rationalité admise, ceux qui ont perdu l’usage des codes relationnels « normaux » ? Où et comment les soignants peuvent-ils trouver les aides et les lieux pour accompagner les patients face au délire, à la souffrance, à la mise en danger de soi et d’autrui ?

La psychiatrie est engluée dans les injonctions sécuritaires, les classifications, les recommandations de la Haute Autorité de Santé dont le seul objectif semble être de faire taire les symptômes à coup de médicaments et d’enfermement. Or, cette conception de la folie n’aide ni les fous ni ceux qui les entourent.

Dans ce numéro à plusieurs voix, patients et soignants définissent les conditions qui permettent de soigner, de l’engagement nécessaire pour accueillir la souffrance de l’autre à l’adossement indispensable de la pratique à la reconnaissance d’une commune humanité. La bienveillance, la créativité, l’écoute, la restauration de liens porteurs ont fait leurs preuves dans des lieux où les soignants persistent à accueillir la personne, quelle que soit la façon dont elle se présente.

Et si la psychiatrie devenait le dernier refuge de la résistance ?

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Sommaire du N°67

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