Je soigne donc… je souffre ?

par Daniel Lemler, Pratiques N°73, avril 2016

Daniel Lemler Psychanalyste et psychiatre Si l’on parle parfois, quoiqu’avec parcimonie, de la souffrance des patients, celle des soignants, sans distinction de fonction ni de sexe, est « soigneusement » passée sous silence. Chacun est renvoyé dans sa Ford intérieure, à soi-même et souffre seul de son côté. J’aurais pu dire : je panse, donc je souffre ! Cette souffrance existe. Je l’ai rencontrée. Dans ma pratique, souvent. Dans l’institution soignante, parfois. Lorsque certaines circonstances (...)

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Pratiques N°73 Subjectif objectif, l’inextricable

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