Le meilleur de nos soins, le plus tôt possible

Les bénéficiaires de l’AME sont le plus souvent dans des galères de vie. Déracinés, fuyants un pays leur étant devenu insupportable, ils vivent chez nous dans un climat hostile : pauvreté, difficultés de la langue, racisme, conditions de logement souvent épouvantables, travail-au-noir-précaire-dangereux, avec la menace permanente de l’expulsion. Quand un de ces exilés fait une démarche de soin, dans cette ambiance de peur et d’insécurité permanentes, c’est le plus souvent qu’il est à bout et n’arrive plus à tenir le coup physiquement. La première demande de soin est faite à un moment où la maladie est déjà très évoluée : c’est d’emblée un diabétique compliqué ou un cardiaque décompensé qu’il va falloir traiter. La réalité que nous voyons est une sous-utilisation de notre système de soins, in extremis. Il reste beaucoup à faire pour que ces personnes en danger, puissent être prises en charge le plus tôt possible.

par Patrice Muller, Pratiques N°43, décembre 2008

Lire aussi

N°43 - décembre 2008

FRESQUE HISTORIQUE

par Elisabeth Maurel-Arrighi
De 1972 à 2008, les principaux évènements ayant jalonné les parcours de Pratiques et du SMG : combats syndicaux, combats politiques, faits de société et de santé publique De 1972 à 2008, les …
N°43 - décembre 2008

La charte du SMG, toujours actuelle

par Patrick Dubreil
N°43 - décembre 2008

La bataille contre les franchises

par Didier Ménard
N°43 - décembre 2008

L’Ordre condamne encore

par Marie Kayser