Quand savoir professionnel et savoir profane se croisent

Un interprète est appelé en PMI, pour traduire des conseils de puériculture à une maman turque qui a déjà élevé 5 enfants. La puéricultrice explique avec patience et conviction à la mère comment préparer les biberons, les bouillies, comment diversifier l’alimentation… La puéricultrice, très professionnelle, explique ce qu’elle a elle-même appris. Elle est convaincue de l’exactitude de son savoir, elle est aussi certaine que ce qu’elle explique est la seule manière de faire.
Un moment plus tard, la mère dit à l’interprète. « Laisse-la parler, mais ne te fatigue pas à traduire, je sais nourrir mon enfant, j’en ai déjà élevé cinq. »
Sa réflexion est à la fois une marque de respect pour le travail de la puéricultrice, elle ne va pas l’empêcher de faire son travail, et dans le même temps, elle démontre la confiance qu’elle a su garder dans la valeur du savoir transmis par des générations de femmes.

Paru dans Pratiques n°18 en juilllet 2002

lundi 27 octobre 2014, par Catherine Jung

Lire aussi

Âme(s) à vendre ! (3)

17 octobre 2022
par Eric Bogaert
Actualité du 6 septembre 2022 : Juste avant l’AG du 5 septembre, tombait l’information que le propriétaire de la clinique était entré en « négociations exclusives » avec la Fondation L’Élan retrouvé pour …

Suivi de la crise liée au Covid19

24 juin 2020
par Jessica Guibert
Jessica Guibert, médecin généraliste au village 2 santé à Echirolles, accepte de partager avec nous le résultat de ses recherches quotidiennes d’informations médicales et scientifiques sérieuses et ses …

Le bout du nez, les lèvres et le partage du savoir

17 novembre 2014
par Elisabeth Maurel-Arrighi
Avant d’être publié dans le prochain Pratiques (n° 68), cet article a été lu par le Comité de Rédaction dont certains membres ont fait des commentaires. Il y a quelque chose que j’aime bien faire et …

Savoir colmater les fuites…

31 octobre 2013
par Pierre Volovitch
C’est une séquence de dessin animé. Le personnage a découvert une fuite sur son tonneau. Il l’a bouchée avec son doigt, le doigt qui est au bout de sa main gauche, la main qui est au bout du bras …