La table du bureau, derrière ou à côté ?

Comment installer le bureau de consultation ? Comment favoriser l’écoute, sortir d’une conception du soin où ce serait le médecin qui assénerait sa science, et où le savoir du patient ne serait pas pris en compte ? Dans les années 70, il est apparu à beaucoup que la première chose, c’était de ne pas être caché derrière son bureau. Il y a eu les tables carrées posées à l’angle de la pièce, avec les deux chaises perpendiculaires, une pour le patient, une pour le médecin. Il y a eu les tables en demi-lune, les tables complètement rondes quand le volume de la pièce le permettait.

A l’époque, il n’y avait pas d’ordinateur. Les questions étaient d’avoir assez de place pour poser le dossier, pour trier les résultats d’examens, et les courriers. En fait, souvent écrire sur ses genoux pour rester bien dans le regard de l’autre, s’ajuster au rythme de la discussion, rester dans le charnel de la démarche. Pouvoir avoir un échange comme si on était aussi dans un salon, un bistrot.

Un détail, avec ce dispositif, en tant que femme, l’impossibilité de la minijupe puisqu’on n’était pas cachée et la nécessité de la pudeur pour ne pas être parasitée par des questions de séduction.

Le divan d’examen, lui, bénéficiait de deux versions, celle où il était bien à côté de l’espace de la discussion, et celle où il était séparé par un paravent, voire dans une pièce attenante.

Mais cela est un autre débat.

vendredi 26 septembre 2014, par Elisabeth Maurel-Arrighi

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