Sida et immigration : quelles luttes pour quels droits ?

Le dispositif d’accès aux soins mis en place pour les étrangers malades est
souvent décrit comme un progrès social majeur rendu possible grâce à l’action publique
et associative contre le sida. La socio-histoire du droit à la santé des étrangers relativise
cette lecture consensuelle en dévoilant la permanence de traitements inégaux derrière le compromis humanitaire.

Du militantisme contre le sida des années 1990, quelques images se sont imprimées
dans la mémoire collective : un préservatif déployé sur l’obélisque de la place de la Concorde et des militants qui jettent du faux sang sur des responsables politiques.

Révoltés et contestataires, les militants de la lutte contre le sida, et notamment ceux
d’Act Up-Paris, l’étaient indiscutablement. Pourfendeurs de l’ordre sanitaire établi ? Rien
n’est moins sûr. Dans de nombreux domaines, et notamment la prise en charge des
populations immigrées atteintes par le VIH, leurs revendications étaient avant tout une
adresse à l’État, une façon de prendre la République au mot quant à son ambition en matière de santé publique plutôt que de mettre en question ses catégories d’action, notamment celles forgées par ses politiques d’immigration.

[…]

Lire la suite dans l’article joint http://www.laviedesidees.fr/Sida-et-immigration-quelles-luttes.html

dimanche 1er février 2015, par Caroline Izambert


article publié dans laviedesidees.fr le 6 novembre 2014

Documents joints

Lire aussi

Suivi de la crise liée au Covid19

24 juin 2020
par Jessica Guibert
Jessica Guibert, médecin généraliste au village 2 santé à Echirolles, accepte de partager avec nous le résultat de ses recherches quotidiennes d’informations médicales et scientifiques sérieuses et ses …

Quelques éléments de réflexion pour Pratiques

11 juin 2020
La rédaction partage avec ses lecteurs fidèles ou occasionnels ces liens vers les nombreuses contributions d’auteurs qui nourrissent son travail et l’aident à penser. Nous ne relayons que les articles …

J’ai décidé de démissionner, car ce que je fais n’est plus éthique.

23 janvier 2020
Pr Agnès Hartemann, Cheffe du service de diabétologie à l’hôpital de la Pitié. « Le cauchemar a commencé quand on a commencé à nous dire : « Il va falloir que vous produisiez du séjour », alors qu’on …