Un sondage qui fait désordre !

Personne ne pourra reprocher aux auteurs du récent sondage ODOXA sur les professions de santé d’être partiaux ou partisans. En effet c’est a priori en toute indépendance que les résultats publiés ont été obtenus, car ce sondage, commandité entre autres par Le Figaro santé, n’émane d’évidence d’aucune structure anti-ordres professionnels !

Sur la question essentielle de la représentativité ressentie des ordres professionnels, la réponse est parfaitement sans ambiguïté ! Comme l’indiquent les auteurs, les trois quarts des professionnels disent que leur(s) ordre(s) les représentent mal voire pas du tout ! Ce dont, au MIOP, nous sommes convaincus par des multitudes d’exemples et d’affaires.

Les résultats de ce sondage auraient été très probablement encore plus désastreux pour les ordres si les professionnels salariés y avaient été associés en plus grand nombre ! Dans les pourcentages exprimés, celui des « Oui, tout à fait », environ 5 %, est extrêmement significatif… et un désaveu cinglant pour leurs partisans. Il ne nous étonne pas non plus car il reflète les participations très faibles aux élections ordinales…

Imposés par l’État, les ordres se perpétuent par le pouvoir que cela confère, la notabilité qui alimente l’ego, et les indemnités qui remplissent les poches de certains !

Pourtant alors que ces résultats n’étonnent personne, les gouvernements successifs font tout pour maintenir les ordres professionnels, y compris au mépris des textes et en parfaite connaissance des exactions perpétuées.

Les ordres sont une honte pour la République et les Droits de l’Homme, ils cumulent les pouvoirs de mise en examen, d’enquête à charge et de condamnation. Les instances disciplinaires sont des tribunaux d’exception.

Les professionnels soumis à des ordres demandent à bénéficier de la seule Justice Républicaine et de ne plus subir des doubles, voire des triples peines, ou à être sanctionnés par un ordre alors qu’ils sont innocentés par la Justice de la République.

Les professionnels soumis à des ordres demandent de ne plus être les otages de structures aux origines et aux histoires peu glorieuses.


mardi 27 novembre 2018, par Bernard Coadou

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