Sanofi : un labo qui (se) soigne

Oui, c’est vrai que nous avions tort.
Proposer 50 centimes d’augmentation était une erreur.
Cinquante centimes c’est quoi ? Au mieux la moitié d’une baguette de pain ordinaire !
Les ouvriers ont bien fait de la refuser, l’accepter aurait été d’une mesquinerie invraisemblable, comme un poivrot mendiant son verre de vin.
Il faut parfois avoir un peu de lucidité.
Mais lucide, le sont-ils avec les 120 euros qu’ils veulent nous extorquer ?
Ça ne leur permettra même pas de se payer des soins dentaires. Par exemple : travailler 10 ans pour se payer un bridge dentaire, est-ce bien raisonnable ?
Autant ne rien leur donner !
D’autant plus qu’avec seulement sept milliards de bénéfices le labo peine à tenir son rang mondial de grande entreprise.
Pour cause d’optimisation industrielle, on nous reproche d’avoir réduit le personnel de 4 000 personnes. Ces chiffres sont faux !
Sanofi embauche encore et sait choyer ses employés !

Que de vils envieux fassent des commentaires, que pouvons-nous y faire ?

Mais à part des verts de jalousie [1], des journalistes aigris [2] voire même les médecins d’un sordide syndicat [3], qui va se plaindre ?

p/o

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mercredi 25 février 2015


[1COMMUNIQUE DE PRESSE
Lundi 23 février 2015
Michèle RIVASI (députée européenne, cheffe de la délégation francophone du Groupe Verts / ALE)

SANOFI : EN FINIR AVEC L’INDÉCENCE DE LAMUNÉRATION DES PATRONS DE LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES ET LA QUÊTE EFFRÉNÉE DE PROFIT DANS LA SANTÉ
Sanofi, fleuron de l’industrie pharmaceutique française, a annoncé jeudi la nomination d’Olivier Brandicourt, 59 ans, au poste de DG.
Cette nomination fait suite au débarquement de l’ancien DG suites aux révélations dénonçant les pratiques de Sanofi pour favoriser son antidiabétique Lantus aux USA ; des centaines de médecins jouant les agents doubles ont reçu des dizaines de milliers d’euros pour la promotion de l’insuline star. Plusieurs poursuites contre Sanofi sont engagées aux États-Unis suite à des plaintes et actions collectives de salaries et d’actionnaires mécontents.
Le laboratoire pharmaceutique a prévu pour son nouveau dirigeant une rémunération fixe annuelle brute de 1,2 million d’euros, une rémunération variable « cible » de 150 % de la rémunération annuelle fixe et susceptible d’atteindre 250 % de celle-ci, ainsi qu’une rémunération en actions qui consistera en une attribution annuelle de 220 000 options de souscription d’actions et de 45 000 actions de performance.
Sanofi se prépare en outre à lui verser une prime de bienvenue de deux millions d’euros payable à sa prise de fonction, renouvelable s’il reste dans l’entreprise en 2016, à laquelle s’ajoutera l’attribution de 66 000 actions de performance sous condition de performance.
Cette rémunération est indécente dans un secteur où le profit devrait être exclu : la santé n’étant pas une marchandise mais un Bien commun.
Celle-ci est en partie payée par les contribuables français qui contribuent via la Sécurité sociale à entretenir les profits d’un secteur ayant fait main basse sur notre santé où la confusion des intérêts publics et privés règne en maître.
Alors que foisonnent les scandales liés au prix prohibitif du médicament et aux médicaments poisons, cette rémunération est un véritable scandale qui renforce notre détermination à lutter contre l’emprise de l’industrie pharmaceutique sur les politiques publiques d’accès aux soins pour tous.
Notre opération mains propres sur la santé est plus que jamais d’actualité.
Contact presse : Sébastien Barles 06 75 00 63 31

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