Petite mine

Comment faire partager notre souci sans plomber le patient ? Il me semble que la formulation « je trouve que vous avez aujourd’hui une petite mine » est précieuse. Car derrière, il y a la possibilité d’avoir « bonne mine » ou au moins « meilleure mine ».
Ce qui n’empêche pas d’être clair.
Par exemple sur la question de l’alcool, chez les gens que l’on connaît bien et chez qui on peut doser l’alcoolémie au simple coup d’œil à l’ouverture de la porte de la salle d’attente, ne pas hésiter à dire : « Aïe, aïe, aïe, je vous connais bien, je vois que vous n’avez pas votre visage normal, que vos paupières sont gonflées et que vous avez bu, ces jours-ci, je vois bien que ça n’allait pas. »

lundi 3 novembre 2014, par Marie-Dominique Arrighi

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