Euthanasie : Françoise Ducos-Besson clôt (momentanément ?) le débat.

Très concrètement, se posent encore et toujours les conditions de vie de la personne qui a franchi un seuil important dans la souffrance, et les raisons acceptables qui peuvent pousser un soignant à arrêter la vie, en général à la demande du sujet souffrant.

L’évaluation de l’indignité de cette souffrance est liée à une expérience personnelle, professionnelle et sensible ; il est bien difficile de la réduire à une opinion, favorable ou non.

Il n’en reste pas moins que, sans l’autoriser, le législateur peut émettre un avis sur ce cas exceptionnel dans lequel un médecin mais aussi un proche (complicité d’homicide) a entendu, relayé et obtenu une aide au mourir d’une personne aimée par le proche et respectée par le soignant jusqu’au bout.

Le cadre juridique de l’interdiction totale par crainte d’eugénisme ne convient pas à un certain nombre de cas.

lundi 12 janvier 2009, par Françoise Ducos-Besson

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