Vendredi 8 et samedi 9 octobre 2021
MAS : 10, rue des Terres au Curé 75013 Paris
Métro ligne 7 (Porte d’Ivry) ou ligne 14 (Olympiades)

Colloque des Ateliers Claude Chassagny

Colloque des Ateliers Claude Chassagny Vendredi 8 et samedi 9 octobre 2021
MAS : 10, rue des Terres au Curé 75013 Paris
Métro ligne 7 (Porte d’Ivry) ou ligne 14 (Olympiades)

Vendredi après-midi 13h30 : Accueil

14h30 : Dis-connexions cérébrales, comportement et cognition
Michel Thiebaut de Schotten, Directeur de Recherche au CNRS, Directeur Scientifique du Groupe d’Imagerie Neurofonctionelle à Bordeaux, Directeur Scientifique du BCBlab à Paris

  1. Alors que les théories localisationnistes faisaient correspondre une zone cérébrale à une fonction, les recherches ont mis en évidence un fonctionnement en réseaux. La fonction émerge de l’échange entre les zones cérébrales plutôt que de leur seule activité. Ainsi, citer des noms de la même catégorie nécessite la participation de la mémoire de travail, de l’accès à la sémantique et de la production verbale. Nous montrerons que la mesure précise des échanges cérébraux révèle les effets, à distance des lésions cérébrales. Cette mesure permet l’identification des réseaux affectés et renforce notre compréhension des résultats des investigations cognitives et comportementales.

16h : Neurosciences et Psychanalyse : de Charybde en Scylla ?
Yann Hermitte, Psychologue au CMPP Nord Franche-Comté – Belfort, Membre de la FDCMPP, Chercheur associé au laboratoire de psychologie de l’université de Lorraine (Psyclid)–Nancy, Chargé d’enseignement à l’université de Franche- Comté – Besançon

  1. De tribunes en procès, les rencontres entre neurosciences et psychanalyse apparaissent parfois délicates. C’est pourtant avec délicatesse qu’il faut s’interroger sur le fait que, des laboratoires de recherches fondamentales à l’intimité d’un bureau et la rencontre avec le patient, se dessinent discrètement mais précisément les contours d’une rencontre dialectique. Il s’agit donc, plutôt que d’alimenter les conflits stériles, de se demander quels sont les aspects sur lesquels neurosciences et psychanalyse peuvent s’articuler, y compris dans une dimension thérapeutique.

18h00 : L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau
Oliver Sacks, neurologue et écrivain

  1. Ce célèbre recueil de cas cliniques improbables se lit comme un livre de contes fantastiques. Et pourtant tout est bien réel. Une plongée dans les incroyables méandres du cerveau humain, ses pertes, ses excès, ses transports...
    Lecture d’extraits par Aurélie Rusterholtz et François Chaix, comédiens de la compagnie Les gens du 4 Avril.

Samedi

09h00 : Cerveau, art, musique et soin : de la neuro-imagerie à la clinique
Hervé Platel, Professeur de Neuropsychologie, Université de Caen Normandie, Équipe Inserm
U1077 « Neuropsychologie et imagerie de la mémoire humaine »

  1. Dans l’ensemble des pratiques artistiques, l’entraînement musical est devenu un domaine d’étude privilégié des neurosciences afin de mieux comprendre comment l’acquisition d’une expertise change profondément ce que nous sommes, cognitivement et biologiquement. Quelles sont les conséquences de ces effets de neuroplasticités ? Dans le contexte du vieillissement pathologique, l’art est aujourd’hui connu pour être un intéressant support dans la régulation de l’humeur, mais surtout un stimulateur cognitif qui nous a permis de révéler chez des patients Alzheimer des capacités d’apprentissage insoupçonnées.

11h : De la trace au mot
Isabelle Boudart, orthophoniste, docteure en sciences du langage

  1. Traces laissées sur le sable, gribouillis, dessins, écriture : l’humain pris dans la fonction symbolique chemine de la représentation de choses à la représentation de mots. A la fois engagement cognitif, psychique et corporel, l’écriture est fondamentalement à la croisée du corps et de l’esprit. Du point de vue neuroanatomique, l’écriture engage un processus central lié à la dimension linguistique et un processus périphérique lié au geste moteur. Comment ces différentes composantes s’articulent-elles pour les enfants que nous accueillons ? Comment les accompagner dans leur appropriation du langage écrit ?

14h30 : Ateliers

16H30 : Poursuite informelle de la réflexion engagée au cours de ces journées, réactions, rencontres, échanges, librairie, contacts associatifs...

Ateliers du samedi après-midi

Atelier 1 : Entre neurosciences et psychanalyse : nouvelles perspectives

  1. Que se joue-t-il derrière l’agitation motrice incessante de certains sujets ? Les recherches neuroscientifiques démontrent qu’action et représentation sont liées et s’inscrivent dans une dimension relationnelle. Comment réinscrire les troubles de la sensorimotricité dans cette dimension ?
    Maurice Contant, psychologue clinicien – psychomotricien, avec Flore Courtès- Ludon, orthophoniste

Atelier 2 : PRL et Accident Vasculaire Cérébral

  1. Comment concilier l’« urgence » de la rééducation et l’espoir d’une récupération avec une identité mise à mal par l’accident et le deuil de la vie d’« avant » ? Temps d’écoute, de reconstruction narcissique aussi essentiel que la réponse à « combien de temps ? ».
    Isabelle Da Costa, orthophoniste, avec Emmanuelle Serbout-Machebeuf, orthophoniste

Atelier 3 : Écouter le corps parler, une thérapie pour la vie

  1. Toucher un corps c’est toucher une vie : accompagner le patient à explorer ses ressentis corporels, à exprimer ce qui le fait souffrir et à mobiliser ses ressources par un toucher révélateur, réparateur, libérateur.
    Nicole Rigollet, praticienne en relation d’aide par le toucher, avec Caroline Lehman, orthophoniste

Atelier 4 : Danse et maladie de Parkinson

  1. Bénéfices et intérêts de la danse d’improvisation et des pratiques somatiques pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, leurs proches et les chercheurs.
    Clint Lutes, artiste chorégraphique en milieux socio-culturels, associé à DaPoPa et collaborateur de Labodanse
    ,
    avec Marie-Anne Richard-Foy, orthophoniste

Atelier 5 : L’implant cochléaire et les questions qu’il suscite chez le patient et son environnement familial : du fantasme à l’appropriation

  1. L’implant cochléaire est une aide électronique qui offre à certains patients un renouveau. Pour d’autres les choses semblent plus complexes. Comment permettre à un patient de s’approprier son implant et s’ouvrir au monde sonore ?
    Isabelle Lambert, orthophoniste et Thérèse Béziat-Laurent, psychologue clinicienne et psychanalyste

Atelier 6 : Proposer la Technique des Associations aux patients atteints de maladies neurologiques

  1. En quoi le travail en séries associatives est-il opérant pour des patients atteints de troubles neurologiques. Quelles différences avec l’accompagnement des enfants ?
    Atelier ouvert à tous.
    Marie-Agnès Verrier, orthophoniste, avec Françoise Duval, orthophoniste

dimanche 5 septembre 2021