Appel à écriture

Chers auteurs,

Vous trouverez ci-dessous l’appel à écriture pour le Pratiques n° 99. Si le sujet vous intéresse, pouvez-vous nous signaler au plus tôt vos intentions et préciser le sujet éventuel de votre proposition d’écriture afin que nous puissions anticiper et prévoir le nombre de pages que nous pouvons accorder à chacun en fonction de la construction du dossier ?
Comme vous le savez, nous souhaitons laisser ouvert autant que possible et il est toujours possible d’ajuster, mais nous sommes très souvent débordés et contraints de demander des efforts aux uns et aux autres au dernier moment. Pour tenter d’améliorer ce point crucial de notre fonctionnement, merci de nous aider.
Par respect pour nos correcteurs et nos lecteurs, l’utilisation du point médian n’est pas acceptée. Avec la Note aux auteurs , vous trouverez les spécificités de notre revue.

De même, si vous connaissez des personnes qui souhaitent contribuer à ce numéro, n’hésitez pas à nous le faire savoir.

Enfin nous sommes preneurs, pour la partie Magazine, d’articles autour de la santé hors du thème du dossier.

Merci d’envoyer vos propositions aux adresses de Marie-Odile Herter, secrétaire de rédaction : marie-odile.herter@orange.fr et Anne Perraut Soliveres, directrice de la rédaction : soliveres.anne@orange.fr

Au plaisir de vous lire,

La rédaction


Pratiques n° 99 : « Le soin déserté »

Date limite de retour des articles : le 5 septembre 2022.

Publication : octobre 2022

Qu’est-ce qui fait encore tenir le système de soins alors qu’il est au fond du gouffre ? Ceux qui affrontent au quotidien une situation devenue extrêmement critique au cours de la dernière décennie en savent quelque chose. Il y a urgence à y regarder d’un peu plus près ! Dans une société qui compte tout, qu’est-ce qui empêche de détailler les faits et les mesurer à l’aune de leurs effets ? Et qu’est-ce qui a fait fuir un nombre impressionnant de médecins et de paramédicaux pour que 20 % des lits hospitaliers soient fermés faute de personnel ? Si nos craintes exprimées depuis de très nombreuses années semblent se réaliser inexorablement, comment envisager l’avenir du système de soins sans ceux qui l’ont déjà abandonné ?
Comment interroger un tel gâchis humain, mais aussi financier, car le coût du désastre (formations, destructions, désaffections) dépasse largement ce qu’il aurait fallu d’investissements pour permettre que le travail des soignants perdure et leur apporte la satisfaction sans laquelle nul ne saurait tenir dans ces métiers à forte contrainte ?
Si les médecins ne trouvent plus leur compte dans l’exercice de leur métier à l’hôpital public, quelles motivations retiennent ceux qui continuent à y exercer ? Pourquoi d’autres partent- ils et que font-ils ?
Les infirmières ont pour habitude (et consigne) de se taire et se sentent coincées entre le patient et le système qui ne fait qu’ajouter des contraintes aux contraintes. Mêmes questions que pour les médecins, mais peut-être pas les mêmes réponses...
A l’aube d’un été particulièrement inquiétant, faute de solutions d’accueil des patients, dans un contexte qu’a exacerbé la syndémie, des voix s’élèvent de partout dénonçant le risque majeur pour ceux qui nécessitent des soins. Pourquoi avons-nous le sentiment que les réponses sont systématiquement à côté de la plaque, que les rustines et autres tentatives de colmatage sont cautères sur jambe de bois ? On déplace les problèmes comme si cela pouvait les faire disparaître...
La société a changé, la frustration n’est plus acceptée et l’altruisme n’est pas au goût du jour. Or, sans souci de l’autre, il ne peut y avoir ni société ni soin et ce pourrait bien être la limite des injonctions néo-libérales qui ont produit cette déresponsabilisation générale à laquelle seuls quelques individus résistent vaillamment.
La syndémie aggrave considérablement la situation, poussant certains à jouir de la vie sans réfléchir plus loin et laissant les autres aux prises avec des difficultés difficilement surmontables. Or, sans un sursaut rapide de nous tous, des pans entiers de savoirs soignants disparaîtront et manqueront cruellement à ceux qui en ont besoin. Comment sensibiliser chacun aux problèmes de santé qui nous concernent tous ?
Il est temps de sortir de la passivité qui nous a amenés dans ce cul de sac, de retrouver le sens des priorités avant qu’il ne soit trop tard, de se réapproprier la notion de responsabilité individuelle et collective, ce qui permettrait de reprendre le contrôle, là où on est, pour éviter le naufrage. Reprendre la main comme au début de la pandémie ?
Quelles pistes imaginerions-nous pour réenchanter le soin... et la vie ?


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