Appel à écriture

Chers auteurs,

Vous trouverez ci-dessous l’appel à écriture pour le Pratiques n° 113. Si le sujet vous intéresse, pouvez-vous nous signaler au plus tôt vos intentions et préciser le sujet éventuel de votre proposition d’écriture afin que nous puissions anticiper et prévoir le nombre de pages que nous pouvons accorder à chacun en fonction de la construction du dossier ?
Comme vous le savez, nous souhaitons laisser ouvert autant que possible et il est toujours possible d’ajuster, mais nous sommes très souvent débordés et contraints de demander des efforts aux uns et aux autres au dernier moment. Pour tenter d’améliorer ce point crucial de notre fonctionnement, merci de nous aider.
Par respect pour nos correcteurs et nos lecteurs, l’utilisation du point médian n’est pas acceptée. Vous trouverez également en pièce jointe la fiche avec les spécificités de notre revue.
De même, si vous connaissez des personnes qui souhaitent contribuer à ce numéro, n’hésitez pas à nous le faire savoir.
Enfin nous sommes preneurs, pour la partie Magazine, d’articles autour de la santé hors du thème du dossier.
Merci d’envoyer vos propositions aux adresses de Marie-Odile Herter, secrétaire de rédaction : marie-odile.herter@orange.fr et Anne Perraut Soliveres, directrice de la rédaction : soliveres.anne@orange.fr.

Au plaisir de vous lire,

La rédaction


Pratiques n° 113 : L’« Intelligence artificielle ». D’où ça vient ? Où ça va ?

Publication : novembre 2026

Date limite de retour des articles : début octobre 2026

Merci d’envoyer vos propositions aux adresses de Marie-Odile Herter, secrétaire de rédaction : marie-odile.herter@orange.fr et Anne Perraut Soliveres, directrice de la rédaction : soliveres.anne@orange.fr

Alors que nous avons déjà été contraints d’ajouter le numérique à nos préoccupations quotidiennes, les médias tentent maintenant de nous convaincre que l’IA va répondre à nos besoins, suppléer nos manques, nous faire gagner du temps, voire faire à notre place ce qui nous rebute… Bonne nouvelle ? Certains pensent y trouver leur compte, mais lesquels ? Et les autres ? Que vont devenir les oubliés du numérique, les réfractaires aux chiffres ? Ceux qui ont déjà baissé les bras devant la complexité des systèmes qui remplacent, mal, les humains imparfaits dans toutes les démarches administratives : prendre un rendez-vous médical, régler un problème avec les impôts ou la sécu devient un casse-tête chinois pour qui n’est pas parfaitement formaté, et nous sommes nombreux…
Il ne semble pas très intelligent ni prudent de foncer tête baissée dans des systèmes qui peuvent modifier profondément l’organisation de la pensée, les relations entre les êtres et le devenir du monde.
Et pourquoi de plus en plus de développeurs en IA, inquiets de voir la bête s’évader de son bocal et vivre sa vie en autonomie, demandent-ils un moratoire de son extension, pour en réfléchir, prévoir et organiser les usages ?
Du côté de la santé, si l’on ne peut que se réjouir d’accéder à des banques de données quasi illimitées, à des outils d’une précision qu’aucun être humain ne pourrait atteindre, encore faut-il que le soignant ainsi que le destinataire des soins aient les capacités et la liberté de choisir entre ce qui peut être vraiment judicieux et le reste. Faut-il répéter qu’une personne, même malade, ne se résume pas à des symptômes, des dysfonctionnements d’organes pas plus qu’à des comportements et des échelles chiffrées corrélés à des normes statistiques ?
Alors, à quoi a rimé l’installation d’ordinateurs sur les chariots des infirmières et sur les bureaux des médecins ? Qui l’a décidé, avec quelles intentions et quelles « études d’impact » ? Où peut-on trouver les évaluations de ces investissements colossaux ? Qui a choisi l’outil, en a organisé l’utilisation ? Sur quels critères et selon quelles valeurs ?
Les effets péjoratifs de l’addiction au numérique des jeunes sur leur niveau scolaire, et par conséquent leur esprit critique, sont déjà jugés très préoccupants. Le confort du recours à une pensée prête-à-consommer n’encourage pas à faire l’effort de réfléchir ni d’inventer. Les inégalités sociales, donc de santé, ne font que s’aggraver… Comment affronter un monde chiffré à outrance quand nous n’avons aucune prise sur ses présupposés, les valeurs qui l’animent et les systèmes qui l’organisent, en amont et en aval.
Si l’outil, comme d’autres avant lui, peut rendre de nombreux services, faut-il pour autant lui faire crédit et lui confier les clés de notre avenir ? Notre expérience de l’implantation de l’informatique dans la santé, sans la moindre mesure des effets problématiques (comme la vente des données privées de santé), nous portent à redouter l’usage qui peut en être fait par certains dont le seul but affiché est d’accentuer la domination du monde par la force aveugle, le pouvoir et l’argent.
Alors, posons-nous d’urgence toutes les questions auxquelles n’a pas répondu l’inflation numérique en santé : à qui profite l’IA ?

Appel à écriture Pratiques n° 113 IA d où ça vient Où ça va

Note aux auteurs avec les conditions éditoriales pour nous soumettre vos articles :

Note aux auteurs Pratiques n° 113

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