Appel à écriture

Chers auteurs,

Vous trouverez ci-dessous l’appel à écriture pour le Pratiques n° 111. Si le sujet vous intéresse, pouvez-vous nous signaler au plus tôt vos intentions et préciser le sujet éventuel de votre proposition d’écriture afin que nous puissions anticiper et prévoir le nombre de pages que nous pouvons accorder à chacun en fonction de la construction du dossier ?
Comme vous le savez, nous souhaitons laisser ouvert autant que possible et il est toujours possible d’ajuster, mais nous sommes très souvent débordés et contraints de demander des efforts aux uns et aux autres au dernier moment. Pour tenter d’améliorer ce point crucial de notre fonctionnement, merci de nous aider.
Par respect pour nos correcteurs et nos lecteurs, l’utilisation du point médian n’est pas acceptée. Vous trouverez également en pièce jointe la fiche avec les spécificités de notre revue.
De même, si vous connaissez des personnes qui souhaitent contribuer à ce numéro, n’hésitez pas à nous le faire savoir.
Enfin nous sommes preneurs, pour la partie Magazine, d’articles autour de la santé hors du thème du dossier.
Merci d’envoyer vos propositions aux adresses de Marie-Odile Herter, secrétaire de rédaction et Anne Perraut Soliveres, directrice de la rédaction.

Au plaisir de vous lire,

La rédaction


Pratiques n° 111 : « Science sans confiance n’est que ruine de la santé… »

Publication : mai 2026

Date limite de retour des articles : début mars 2026

Nous sommes confrontés à une crise de confiance majeure qui s’est aiguisée durant la période Covid, où les politiciens ont instrumentalisé des médecins, des scientifiques et la plupart des médias pour masquer leurs atermoiements. Beaucoup d’entre-eux se sont laissés aller à des affirmations non vérifiées, voire mensongères, des prises de position non assumées, des revirements non explicités, des décisions sans fondement, le tout assorti de privation d’un certain nombre de nos libertés. Au moindre doute exprimé par les citoyens, il suffisait de brandir l’accusation de complotisme pour discréditer toute contestation de la gestion calamiteuse de la santé.
Ce n’est donc pas un hasard si nous avons l’impression de revivre la même situation au travers de l’épisode actuel de la dermatose nodulaire contagieuse des bovins et des décisions sans appel qui ne laissent aucune place à la discussion, ni ne permettent d’alternative à l’abattage de bêtes saines au nom d’un principe de précaution qui peine à convaincre.
La défiance qui domine les esprits est la conséquence directe de la malhonnêteté intellectuelle de certains qui se présentent comme des experts, des manipulations de l’opinion qui ne laissent aucune place à la controverse ni au débat, de la rupture profonde entre ceux qui décident et ceux qui subissent.
L’opacité de ces décisions a laissé des traces indélébiles dans les consciences et le sentiment d’être pris pour des imbéciles perdure dans la population qui ne sait plus qui, ni quoi, croire.
Par exemple : la toxicité humaine des pesticides est avérée scientifiquement et pourtant ils sont toujours utilisés malgré les risques qu’ils font courir aux humains et les mises en garde répétées des scientifiques.
Beaucoup de médecins se réfèrent à « la science » en déniant la valeur de la relation soignante, qui a pourtant fait ses preuves, mais n’est pas validée par le label « scientifique ». Or, si la médecine n’a pas le monopole du savoir, elle n’a pas non plus toujours l’humilité de le reconnaître et perd ainsi la possibilité de mettre en dialogue les multiples facteurs qui compromettent ou rétablissent la santé des individus. On le voit avec la volonté de faire disparaître des études en psychologie et en psychiatrie, l’enseignement de l’approche psychanalytique, et de banaliser les multiples pratiques, inventions, savoirs et savoirs faire qui ont mis des décennies à se construire et qui permettent de nourrir le soin et la réflexion qui le porte.
Il ne s’agit pas de faire fi de la science qui apporte d’indéniables bénéfices à la médecine, il s’agit de réhabiliter à ses côtés d’autres aspects du soin qui permettent aux patients d’aller mieux et aux soignants de tenir. Comment garder l’humain comme priorité et son mieux-être comme projet, rester attentif à son ressenti, son expérience, sa parole, sinon par une volonté d’écoute ?
Quelle place laissons-nous aux savoirs profanes, expérientiels, à l’éprouvé qui peut parfois se substituer à la preuve ? Comment allier tous ces aspects au service des patients, des soins ? Comment ouvrir la conscience médicale à ce qui lui échappe ? Comment analyser l’appel de certains services hospitaliers spécialisés à des coupeurs de feu, à l’hypnose qui apportent manifestement soulagement et effets thérapeutiques ?
Quelle valeur accordons-nous à ce qui n’est pas quantifiable, comme la pulsion de vie qui permet à des personnes de tenir malgré de lourdes pathologies, l’efficacité du soutien de l’entourage du malade, des soignants, la confiance ou au contraire la peur ?
Comment se soigner correctement dans un univers où la raréfaction des professionnels oblige à confier sa santé à quelqu’un en qui l’on n’a pas confiance ?
La confiance ne se décrète pas, elle se gagne, elle a besoin de temps pour se développer et se construit dans la continuité du lien thérapeutique. Il n’y a que des inconvénients à négliger l’importance de la qualité intersubjective du colloque singulier comme si les soignants étaient interchangeables, comme s’il ne s’agissait que d’une fonction technoscientifique.
Le recul des droits et des possibilités, adossé à ces négligences, est une perte de chances dramatique pour beaucoup de personnes.
Alors que faire ?
Il nous faut patiemment démonter les mécanismes délétères de la pensée simpliste, vérifier les informations et leur provenance, détricoter les évidences ne reposant sur rien.
Il ne faut jamais oublier l’importance de notre humanité commune et exiger qu’elle soit prioritaire dans toute décision politique.
Nous devons gagner la maîtrise de notre destin, il en va de notre santé…

Appel à écriture Pratiques n° 111 Science sans confiance n est que ruine de la santé

Note aux auteurs avec les conditions éditoriales pour nous soumettre vos articles :

fiche auteur Pratiques n° 111

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