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11 vaccins obligatoires en France demain ?

Une obligation qui ne répond pas aux questions posées par les vaccinations.
Une aubaine pour l’industrie pharmaceutique.

mercredi 21 juin 2017, par Kayser

Dans un entretien récent au Parisien, la nouvelle ministre de la santé « réfléchit à rendre 11 vaccins obligatoires pour une durée limitée de 5 à 10 ans ».

Il s’agit des vaccins : Polio, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C.

Seules les vaccinations Diphtérie, tétanos, polio (DTP) sont actuellement obligatoires [1] mais le DTP utilisable chez le nourrisson n’est plus produit et on ne trouve sur le marché que des associations vaccinales avec des vaccins non obligatoires et par ailleurs beaucoup plus chères.
En février 2017, le Conseil d’État suite à un recours a donné six mois au ministère de la Santé pour rendre à nouveau le DTP disponible en pharmacie.

La ministre de la santé contournerait cette obligation en choisissant une autre voix : Rendre obligatoire 11 vaccins !
Cette obligation serait une aubaine pour l’industrie pharmaceutique : en termes de vente, rien de mieux que de toucher toute une population !

Mais cette obligation ne répond pas aux questions posées par les différentes vaccinations.

Dans son dossier « Question vaccinations… », paru en octobre 2015, la revue Pratiques les posait en ces termes qui sont toujours d’actualité :
« Le manque d’information fiable et parfois la désinformation, la pénurie organisée sur certains vaccins entretiennent largement le doute de la population et même des soignants sur l’intérêt et la sécurité des vaccins, ou de leurs adjuvants, et sur les effets indésirables pour la santé pouvant être liés à leur multiplication.
« Il ne s’agit pas dans ce dossier de prendre position pour ou contre la Vaccination, mais de poser des questions et d’apporter des éclairages sur les vaccinations.
Pour qu’un débat fructueux s’engage, il faut pouvoir s’appuyer sur des données fiables et validées et que des recherches indépendantes de tout groupe de pression se développent sur les questions que posent les usagers et les soignants. Il faut également admettre la possibilité d’une controverse et élargir le cercle restreint des “spécialistes” et des “experts”.
« Aucune société ne pourra éradiquer toutes les maladies ni éviter de se poser la question de leurs origines, pas plus que des représentations culturelles qu’elles véhiculent. La vaccination doit s’accompagner d’autres façons de lutter contre leur développement et leur transmission comme l’hygiène et l’accès à l’eau potable, la qualité des conditions de vie, la lutte contre les inégalités…
 »

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— Commentaires de Dominique Dupagne

À lire ici.
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— Commentaires de Lucienne Foucras

La perspective d’avoir à accepter 11 vaccins pour avoir le droit de mettre ses enfants à la crèche ou à l’école révolte les familles. Déjà sont prévues des manifestations le 8 juillet 2017 dans les principales villes de France, à l’exemple de ce qui se passe en Italie où la ministre de la santé vient d’imposer 12 vaccins !

Pourquoi imposer ? Si les vaccins sont bons et utiles, s’ils ne présentent aucun risque grave, non seulement chacun les accepte, mais il les souhaite ! Le Pr Floret, président honoraire du CTV et donc très actif partisan des vaccinations, souhaitait la liberté vaccinale, l’obligation lui paraissant parfaitement contre-productive.

Le problème est que l’industrie pharmaceutique prend peur et devient agressive pour défendre ses intérêts : quelle perte si la France suivait l’exemple de l’Angleterre, de la Hollande, des pays nordiques qui refusent de vacciner systématiquement les nourrissons !

Ce qui est inquiétant, c’est le rôle de nos politiques. Rien n’a changé depuis les années 90 (sans parler de la grippe A et de Roselyne Bachelot) : en 1993, Philippe Douste-Blazy s’était fait financer sa campagne législative par les industriels de la pharmacie, entre autres SKB-Glaxo, Pierre Fabre lié à Bio-Mérieux et le SNIP rebaptisé LEEM après le Médiator. Retour d’ascenseur en 1994 : devenu ministre, il décide la vaccination hépatite B de tous les collégiens et, en 1996, celle de toute la population. Les accidents ont été nombreux (voir www.revahb.fr). L’histoire aujourd’hui ne se répèterait-elle pas ? Qui soutient Emmanuel Macron ? Serge Weinberg, le patron de SANOFI.

Première mesure qui risque de passer en force (comme la loi sur le travail) : cette obligation vaccinale pour… 11 vaccins, alors que ce qu’avait demandé le Conseil d’État, c’est le retour, au moins pour les vaccinations obligatoires, de vaccins sans aluminium. Il n’a jamais envisagé ce contournement de sa décision, évidemment inspiré par les labos. 11 vaccins ! Un jackpot pour l’industrie pharmaceutique ! Depuis quelques semaines une campagne éhontée est faite partout – payée par les labos – pour impressionner médecins et familles à qui sera éventuellement retirée l’autorité parentale s’ils ne cèdent pas plus des amendes énormes (en Italie qui vient de lancer 12 vaccins obligatoires, elles vont de 500 à 7 500 € par an).

Que vont faire les médecins, menacés plus que jamais de radiation ?

Que peuvent faire les familles devant une politique de santé de plus en plus totalitaire ?

L’inquiétude est partout.

La révolte aussi.
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[1] Pour la mise en collectivité, les vaccinations diphtérie, tétanos et polio obligatoires doivent être pratiquées avant l’âge de 18 mois, selon le code de la santé publique.


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